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120                  NOTRE-DAME DE LA PLATIÈRE.

éloignés des idées de M. Renan (1). On y reconnaît la
nécessité d'une foi commune, et c'est à l'occasion de
cette obligation — du moins je le crois — que dans ces
dernières années nous avons vu surgir de. si grandes di-
visions parmi les membres de l'Eglise protestante pari-
sienne. Quand on songe à la multitude de religions qui
divisent les hommes, aux diverses interprétations des
textes qui divisent les religions, aux dissentiments qui
divisent entre elles ces fractions, on ne peut s'empêcher
de reporter sa pensée vers les bienfaits de ia tolérance
mutuelle, qui devrait remplacer la haine, et surtout entre
chrétiens procéder par la charité.
    La partie orientale de la rue Lanterne a dû être re-
construite et élargie dans le xvne et le commencement du
xvme siècie. On laissa subsister seulement, à l'angle de
la rue Luizerne, la maison dont les persiennes sont tou-
jours fermées, et qui est en avancement sur les autres
façades. Je recommanderai l'intérieur de cour du n° 11,
où l'on trouve un escalier circulaire de jolie forme et
orné de belles balustrades en fer. L'autre partie de ce
côté de la rue, jusqu'à celle de la Platière est d'une cons-
truction plus récente et ne présente rien d'intéressant.
La rue Lanterne vit reconstruire un grand n >mbre de
ses maisons au xvne siècle, et ce fut à celte époque, en
1635, ainsi que je l'ai dit plus haut, que le prieur de la
Platière, engagé probablement par le haut prix du ter-
rain, aliéna un emplacement qui masqua l'abside de
l'église.

   (() On peut consulter à ce sujet : l'Eglise de Lyon depuis l'évéque Polhin
jusqu'au réformateur Viret, 152 à 1563, par Clément do la Fayc, pasteur.
1859.