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L22 MATTHIEU BONAFOUS.
Le deuxième volume de la Littérature française ctr con-
temporaine contient sa biographie.
En 1852, son allié, M. le Dr Fraisse, secrétaire de l'Aca-
démie des sciences, belles-lettres et arts de Lyon, et
M. Duport-Saint-Clair, président delà Société d'agriculture,
ont tous deux prononcé sur sa dépouille mortelle un éloquent
et touchant adieu.
En 1853, M. Robinet, dans le Bulletin de la Société cen-
trale d'agriculture; M. L. Bouchard, a la Société d'horticul-
ture de Paris , M. le baron d'IIombres - Firmas, Ã celle
d'agriculture de l'Hérault; M. Despines, à celle de Turin,
ont dignement tracé son historique.
En 1854, l'Académie de Lyon a couronné l'élégant et
sérieux éloge que lui a consacré M. Paul-Antoine Cap.
Que nous reste-t-il donc a dire aujourd'hui et si tard, sur
le chevalier Matthieu Bonafous ? Sans doute, rien d'aussi
bien ; peut-être quelque chose de plus, aucune de ses bio-
graphies ne nous paraissant complète.
Comme ami, le temps n'a point comblé le vide que son
triste départ nous a laissé ; nos regrets qu'il ne nous a
pas été donné de pouvoir exprimer plus tôt, sont restés aussi
profonds que le premier jour; —pour nous, sa perte date
d'hier. —
Comme admirateur, nos tributs d'hommage et d'estime
n'ont fait que s'accumuler : nous lui devons une dette d'au-
tant plus considérable qu'elle est plus ancienne : dette sa-
crée et légitime de l'amitié, que l'âge grossit au lieu de
l'éteindre, et qu'on aime à payer toute sa vie sans s'ac-
quitter.
C'est que l'admiration du beau n'a point d'époque ; c'est
que le cœur n'a pas d'âge. Essayons donc de glaner après
la moisson et de de renouveler les fleurs qui parfument
son souvenir et lui décorent son tombeau.
Tâchons d'esquisser cette existence si utilement féconde,