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370                   SOUVENIRS LYONNAIS

grande salle de la Bibliothèque du Lycée ( i ) . Des corbeilles
de soieries furent offertes à ces princesses.
   Vers 1830, l'établissement de la Condition était en
grande prospérité grâce au développement de l'industrie de
la soie. La Chambre de commerce a donc une fortune per-
sonnelle et n'a plus besoin de solliciter le concours pécu-
niaire de ses administrés lorsqu'elle reçoit le duc et la
duchesse de Nemours en 1843, puis le prince-président
Louis-Napoléon en 1850. Mais, pour ces deux réceptions,
elle emprunte, comme pour les précédentes, des salons
propices : elle reçoit dans la grande salle du Musée, au
Palais Saint-Pierre, le duc et la duchesse de Nemours (2) ;
elle donne un banquet au prince-président dans l'Hôtel de
Ville (3).
   Au milieu du siècle, la Chambre de commerce est assez
confiante dans l'avenir et dans le maintien des ressources
apportées par l'établissement de la Condition des soies,
pour coopérer avec la Municipalité à la construction du
Palais du commerce.
   Elle est chez elle lorsqu'elle reçoit : en 1860, l'empereur
Napoléon III et l'impératrice Eugénie ; en 1869, l'Impéra-
trice Eugénie et le prince Impérial ; en 1876,1e président

  (1) Voir pour la réception de l'année 1816 la plaquette publiée par
Rusand et Journal du département du Rhône, 11 juin 1816.
  Voir pour la réception de l'année 1829, le récit très détaillé dans
^Archives du Rhône, t. X.
  (2) Le récit de la réception du duc et de la duchesse de Nemours est
dans le Courrier de Lyon, 22 à 28 septembre 1843. Il a été publié, en
outre, dans une plaquette, Lyon, Merle aîné, 1843.
  (3) Le prince Napoléon avait été reçu dans la journée au Palais
Saint-Pierre. Voir Courrier de Lyon, 14 au 18 août 1850 et aussi Revue
du Lyonnais, 1850.