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98      RECHERCHES HISTORIQUES ET GENEALOGIQUES

de cette paroisse. Le seigneur s'oblige à faire payer annuel-
lement, au curé, onze setiers de seigle à l'aire, et un d'avoine ;
il l'autorise, en outre, à percevoir la dîme sur quelques
parties du territoire. Au moyen de ce, le curé, tant pour
lui que pour ses successeurs, se départit de tout droit de
novales (dîme que les curés levaient sur les terres nouvel-
lement défrichées). L'archevêque approuva cet accord qui
avait été moyenne par Jean, archidiacre de Courzieu, qu'il
avait député pour cet objet (Cochard, Notice sur Saint-Sym-
phorien-le-Château, pp. 193-195)-
    En 1322, Paulette de Clermont, dame de Mays, donna en
dot, à sa fille Béatrix, ce château qu'elle apporta à Jacques
de Jarez, son mari (Le Laboureur, Mazures de l'Isle-Barbe).
Il passa, avec l'immense succession de la maison de Jarez,
dans celle d'Urgel, par le mariage, contracté au commen-
cement du xive siècle, de Matalone de Jarez avec Josserand
d'Urgel, seigneur de Saint-Priest (en Forez). Briand d'Ur-
gel en disposa, par son testament du 12 août 1377, en
faveur de Guyot de Saint-Priest, son fils aîné. Celui-ci
donna, à Philiberte de Mellon, son épouse, le château de
 Mays pour son douaire, par testament du 20 février 1415.
Il passa ensuite dans les mains de ses fils et petit-fils. Enfin,
 il appartenait au marquis de Pons, au moment de la Révo-
lution (8).
    La perte de la seigneurie de Mays, dont la cause est


  (8) 1334. « Magister Guillelmus Posolis, de consensu et auctoritate
Pétri Chantronis, de fabrica, domicelli, procuratoris nobilis domine
Beatricis, domine de Argentano et de Mays. Redditus in mandamento de
Mays. » (Extrait du registre des fiefs et hommages rendus à Guy VII,
comte de Forez, par devant Barthélémy Barbier, de Montbrison, 1333
ad 1341 ). (Archives de la Diana.)