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12 LA CHAPELLE DE SAINT-ROCH A CHOULANS
L'épidémie disparue, quatre années se passèrent sans
que les éehevins eussent la possibilité d'accomplir leur
vœu. Mais, en 1581, la peste ayant fait de nouveau son
apparition, ils achetèrent de Pierre Christofle, maître
maçon à Lyon, un tènement consistant en un jardin et
une vigne, et situé sur le territoire de « Chiollans (1) ».
Ce terrain avait appartenu précédemment au chapitre de
Saint-Irénée ; il avait été vendu, en 1558, à Pierre Chris-
tofle, pour le prix de quatre cents écus sol, par messire
Pierre de Digny, prieur de Saint-Irénée (2). Le fléau
continuant de sévir, on hâta la construction du sanctuaire.
La première pierre de la chapelle fut posée le 31 mars 15 81,
ainsi qu'en témoigne le procès-verbal suivant, que fit
dresser le Consulat :
A PLRPÉTUELLE MÉMOIRE
« Comme en la loy de nature, selon les occurences des
temps, l'on a érigé des autelz au souverain Dieu et mesmes
en a boa faict en la loy escripte et encores plus en la loy
de grâce en laquelle nous sommes, où selon le tems, les
occasions et les lieux, ont esté parmy la chrestienté érigées
ses frais, à côté de l'hôpital, un corps de bâtiment séparé pour recevoir
les confrères atteints par le fléau.
Quelques années plus tard, enfin, Thomas de Gadagne, le riche ban-
quier florentin, avait,à l'instigation du savant dominicain Santé Pagnino,
fait bâtir â ses frais, sur les plans de l'architecte Salvator Salvatori, un
S troisième bâtiment qui avait été appelé, de son nom, « hospice de
Gadagne », ou «de Saint-Thomas». Gadagne avait en outre légué, en
1547, mille livres tournois pour les réparations et l'entretien de l'hôpital.
(i) Choulans.
(2) Archives dépari, du Rhône, série E, titres de famille, n° 2266;
Inventaire som., t. II, fol. T98.
f