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222 LES COLINETTES
ternel de Madame la marquise de La Chaise. Il avoit fait
mille offres de service à nostre Mère de La Chaise, dans
un voyage qu'il avoit fait à Lyon; de sorte que nous nous
prévalusmes de ses bontés et luy fismes remettre le sac de
nos pièces. De ses mains, il passa dans celles de M. Tho-
mas Dreux, conseiller, qui fut donné pour rapporteur, et
l'affaire estant instruite, la Cour ordonna qu'avant de pro-
céder à l'enregistrement des dites lettres à la requeste du
procureur-général il seroit informé par le lieutenant-
général de Lyon à la poursuite de son substitut de la com-
modité et incommodité de la dite union, et que les lettres-
patentes seroient communiquées à l'archevesque de Lyon,
à M. l'abbé d'Aisnay, collateur, à M. de Séverac, titulaire,
et au Chapitre et chanoines d'Aisnay, pour dire ce qu'ils
verront bon estre. Cet arrêt fut donné le 23 décembre 1700.
La commission fut acceptée par Mons. le lieutenant-
général de Lyon, le 25 janvier 1701, et en exécution il or-
donna qu'il seroit informé de la commodité et incommo-
dité de la dite union, et qu'à ces fins commission seroit
délivrée pour faire assigner Jes témoins ; ce qui fut fait
suivant l'exploit, le 3 février 1701; et le lendemain, 4e du
dit mois, les sieurs Jean Anthoine Dervieu, marchand
banquier; Angeli Christin, marchand bourgeois; Jean
Orcival, marchand banquier, et sieur Hugues Lébé, mar-
chand bourgeois, comparurent devant Mons. le lieutenant-
général et déposèrent tous que cette union étoit nécessaire
au monastère, attendu la situation de la reclusière de
Saint-Sébastien, qui domine surtout l'enclos et qui des-
couvre tout ce qui s'y fait; que d'ailleurs le public n'en
recevroit aucune incommodité; au contraire qu'il seroit
édifié par le service divin, qui se feroit dans la chapelle
avec plus de décence.
L'on obtint un nouveau consentement de Monseigneur
l'archevesque sur cette union, le 20 février 1701. M. l'abbé
d'Aisnay et MM. du Chapitre donnèrent le leur le mesme
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