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premiers deniers qui proviendront de ladicte levée, mesme de ceulx qui
s'en recevront en nostre recepte générale de Lyon ; ayant ordonné pour
cest effect au receveur et payeur de nostre cour de parlement d'envoyer par
de là son commis avec ses blancs pour en faire la sollicitation ».
Le 14 mai le président Forget avait déjà écrit à Messieurs les Prévosts
des Marchans et eschevins de la ville de Lyon : « Je vous prie donner char-
ge à quelqu'un d'entre vous d'en conférer avec Messieurs du bureau des
finances à Lyon, et ensemble aviser les moyens de l'accélération de ceste
levée et me tenir adverty de la somme qui pourra estre mise ez mains de
nostre receveur, dedans le quinziesme du moys prochain, affin que nous
puissions donner advis du jour certain de nostre partement et vous envoyer
quelques ungs auparavant, pour donner l'ordre nécessaire et accoustumé
pour nostre séance ».
Dans les actes suivants il n'est plus question de 8.000 écus, mais bien
de 6.000 écus, les finances obérées de la ville n'avaient sans doute pas pu
fournir une somme supérieure.
« Il est ordonné aux prévosts des marchans et eschevins de la ville de
Lyon de fournir et paier par forme d'advance, en ceste ville de Paris, entre
les mains du recepveur et payeur des gaiges du Parlement, Maisre André
Thomas ou de son commis, la somme de six mille escuz sol pour l'achemi-
nement des Grandz Jours, que Sa Majesté envoie au dict Lyon, à la charge
qu'ilz en seront remboursez ensemble du change, jusques à la somme de
cent escuz sol, sur les premiers deniers qui proviendront de la levée que sa
dicte Majesté a ordonné estre faicte ez généralitez de Lyon, Bourbonnois et
Auvergne» l .
La somme de 6.000 écus est enfin réunie et le présent adressé au
président Forget 2 , qui réglera désormais toutes les questions de détail,
directement avec la municipalité. Il lui écrit le 15 juillet : « Messieurs, ce
porteur, premier huissier du parlement est depesché exprès, de la part de
Messieurs de la Court des Grandz Jours, pour vous aller trouver et adviser
avec vous du lieu le plus commode en vostre ville pour nostre scéance et y
1. Ordonnance du roi en date du 20 juin 1596.
2. Archives minucipales, BB 133.