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                         CHRONIQUE LOCALE.                           7»
    Plus heureux, M, François Lepage, peintre de fleurs, s'est éteint au
milieu des siens, entouré "de sa famille, et dans une aisance qui l'avait
mis pour lui et ses enfants au-dessus des préoccupations de l'avenir.
    Nous avons connu M. Lepage et nous avons l'intention de consa-
crer une notice à cdui qui, comme Revoil, son maître, comme Saint-
Jean, son élève, comme les Thierriat, les Orsel, les Trimolet, les
Flandrin, ses amis, fut non-seulement un grand artiste, mais un
homme de bien.
    Msr Pompallier, évêque d'Aukland, né à Lyon, élève de l'école clé-
ricale de Saint-François, aumônier du pensionnat de la Favorite,
missionnaire en Océanie et zélé prédicateur des anthropophages, est
mort ces jours derniers à Puteaux, près Paris.
    Enfin, pour ne rien omettre, nous sortirons des illustrations lyon-
naises et nous descendrons jusqu'à un personnage qui s'était fait, de-
puis trente ans, une triste notoriété dans nos troubles civils. Voilà ce
que nous coupons dans un journal indulgent :
    « M. Lentillon, notaire à Thurins (Rhône), est mort à Lyon dans la
soirée de vendredi 19 janvier
    « Tous les vendredis, il avait l'habitude de venir à Lyon, pour ses
affaires, et c'est en descendant de la voiture de Thurins, vendredi
matin, vers 9 heures, que M. Lentillon prit une attaque d'apoplexie.
On le transporta immédiatement, dans une chambre du café Véricel,
place Neuve-Saint-Jean, où, dans la soirée, il rendit l'âme entouré de
sa famille et de quelques-uns de ses confrères.
    « M. Lentillon était un honnête homme, d'une douceur de carac-
tère et d'une affabilité qui l'avaient fait estimer de tous les habitants
de la localité qu'il habitait.
    « Des opinions radicales exaltées, une sorte de surexcitation sus-
citée, sans aucun doute, par la nouvelle de nos désastres dans la der-
nière campagne, lui firent jouer un triste rôle, au mois d'août 1870.
dans l'affaire de la Croix-Rousse, où le sergent-de-ville Carrican trouva
la mort.
    « Condamné par le Conseil de guerre, le 2 septembre 1870, à un
     •
an de prison, il fut libéré le surlendemain, lors de la proclamation de
la République, et fit partie des membres de la commune de Lyon.
    •;; M. Lentillon est mort après avoir reçu les sacrements de l'E-
glise. »
    Nous n'ajouterons rien à ces lignes qui en disent si long.
    — La Semaine catholique annonce que la commission de Four-
 vière, réunie à l'archevêché, sous la présidence de Mer l'archevêque,
 a décidé que les travaux de la construction de la chapelle, selon le
 pian modifié de M. Bossan, commenceraient au printemps prochain.
    — Par décision ministérielle du 6 janvier courant, M. l'abbé Plasse
 a été nommé aumônier des troupes du camp de Sathonay et de Lyon,
 en remplacement de M. l'abbé Faivre, admis à la retraite. M. l'abbé
 Plasse entrera immédiatement en fonctions.
     La ville et l'armée connaissent le dévouement et le zèle que le véné-
 rable abbé Faivre a déployés non seulement pendant cette dernière
 campagne mais durant sa vie entière. Dans son ordre du jour du 16
 j anvief, M, le général Bourbaki l'en a remercié avec chaleur.