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CHAZAY-D'AZERGUES EN LYONNAIS 147 D'ailleurs Louis XI apparaît et gouverne la France avec cette habileté qui en a fait un de nos plus grands rois. Il affermit de plus en plus l'autorité royale au détriment de la puissance féodale. Les grands feudataires perdent de leur importance et voient leurs riches apanages passer peu à peu au domaine royal. Les guerres de seigneur à seigneur deviennent plus difficiles ; les habitants des villes et des campagnes se constituent en communes et jouissent ainsi d'une plus grande sécurité. Le duc de Bourbon s'efforce de renouer des relations de paix avec le duc de Savoie ; dans cette intention il se rend à Anse, qui faisait partie du Beaujolais dont il était seigneur. De là il envoie des ambassadeurs au duc de Savoie pour lui proposer une trêve en attendant de signer un traité définitif, ce qui fut fait le I er juillet 1458. Délivré de ce souci, le duc de Bourbon cherche à étendre sa puissance sur quelques seigneuries ' du Lyonnais. Il réclame hardiment en 1459 la suzeraineté sur la baronnie de Châtillon-d'Azergues, sur Bagnols et autres fiefs que le traité de 1173 avait placés sous le domaine de l'Eglise de Lyon, et qui n'avaient cessé de, relever de ce Chapitre. L'archevêque défend ses droits, en appelle à l'autorité royale et obtient sentence en sa faveur (24). En même temps Antoine d'Albon, seigneur de Châtillon, a recours au sénéchal du roi à Lyon, qui fait immédiatement défendre, au nom du roi de France, aux seigneurs de Châ- tillon et des autres fiefs contestés de rendre aucun hommage au duc de Bourbon (25). Ainsi les prétentions du duc (24) La Mure. Ducs de Bourbon, t. II, p. 252-253. Arch. Rhône Ainay. H. 4280, i re partie, fol. 8. (25) Vachez. Chdlillon-d'Azergues, p. 23.