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8o                CAUSERIE D'UN BIBLIOPHILE

seurs de cette seigneurie, qui fut aussi baronnie, on peut
citer, au Moyen Age, l'illustre famille de Roussillon, à la
fin du xive siècle les Thoire-Villars, au xvie siècle Claude-
Laurencin et Antoine Camus, bourgeois de Lyon. Le châ-
teau fut démantelé pendant les guerres de la Ligue ; il ne
reste qu'une tour et quelques toises du mur d'enceinte. De
Riverie à Saint-André-la-Côte, on jouit d'une vue très
étendue. Un peu au nord de ce village se trouve une mon-
tagne appelée Le Signal. « Ce sommet, l'un des plus élevés
de la chaîne du Lyonnais, servit à Cassini de point trigono-
métrique pour dresser la carte de la contrée. Une tourelle
en pierres sèches y rappelle encore le souvenir des travaux
du célèbre géographe. »
    Dans une autre direction, l'Aubépin, ancien village for-
tifié du Moyen Age, dont le château a été détruit depuis
longtemps ; Pizey, qui possédait également un château fort,
aujourd'hui rasé ; Larajasse, avec son beau château cons-
truit au milieu du xvne siècle, par Jacques Gayot, échevin
de Lyon et conseiller au présidial, et enfin Vaudragon, où
l'on voit les vestiges d'un château construit au commence-
ment du xive siècle, et un dolmen (2), signalé depuis peu à
l'attention des archéologues.
    Revenant à Sainte-Catherine, on se rend à Saint-Sym-
phorien en suivant les bords de la Coise, « dont la vallée
verdoyante et pleine de fraîcheur, offre, à chaque pas, aux
visiteurs les aspects les plus variés et les plus attrayants.
Tantôt on suit une gorge étroite, que dominent de chaque
côté des coteaux couverts de bois. Tantôt la vallée s'élargit,
en laissant au regard de soudaines échappées sur les mon-

  (2) Lire dans la Revue du Lyonnais, livraison de mai 1889, une étude
sur le Dolmen de Vaudragon, par M. A. Vachez.