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314 TRAVAUX DE L'ACADÉMIE.
dans le hois, et que la forme ronde du tronc est conservée pres-
que entièrement à la poupe de la barque.
Cette pirogue a 12 mètres de long sur 94 centimètres de large
et 60 de hauteur ; elle pouvait porter lo hommes. Les trous qui
servaient à attacher les rames y sont encore, et l'avant et l'ar-
rière sont disposés de manière à s'élever au-dessus de l'eau.
Séance du 6 mai 1862.
Présidence de M. BARRIER.
Le docteur Guggenbûhl, fondateur et directeur de l'institution
de l'Abenderg, adresse plusieurs écrits relatifs à ses recherches
sur le crétinisme, et appelle particulièrement l'attention de la
Compagnie sur les effets de la consanguinité qu'il regarde comme
une des causes les plus fréquentes de ces déplorables dégénéres-
cences de la nature humaine.
M. le docteur Devay, qui s'est tout spécialement occupé de la
question de la consanguinité, est chargé de présenter un rapport
sur les travaux du docteur Guggenbûhl.
M. Fournet fait hommage à l'Académie des observations mé-
téorologiques recueillies à l'observatoire de la ville, par M. Aimé
Drian, pendant l'année 1861. Ce travail sera inséré dans les
mémoires de la classe des sciences.
La parole est donnée à M. Fournet pour une communication.
L'oxide de chrome naturel avait été considéré jusqu'à ces der-
niers temps comme très-rare. On ne connaissait guère que le
gîte des Ecouchets, près du Creuzot, dans le département de
Saône-et-Loire. M. Fournet a découvert, au val d'Ajou, un autre
gisement fort analogue. Depuis cette époque, il a eu l'occasion
d'examiner un autre filon puissant de quartz, contenant des par-
ties d'oxide de chrome, et placé près de la grarïde et de la petite
Verrière, au pied du Morvan. Les quartz des divers gîtes précé-
dents étant identiques, M. Fournet en a conclu qu'ils sont, pour