page suivante »
NOTICE SUR CH. RITTER. 12l
Les Grecs et les Arabes procédèrent a plusieurs mensu-
rations de la terre. Elles furent les seules adoptées jusqu'au
commencement du XVIe siècle. '
1 n'y a pas longtemps que des voyages ont été entrepris
1
dans un but purement scientifique, pour étendre nos con-
naissances en astronomie, en géographie, en géologie, en
botanique, en zoologie, en histoire. Le but des voyages est
devenu et plus noble et plus digne de l'humanité.
Ainsi l'histoire de la géographie est intimement liée à celle
des découvertes. Dans le principe, les connaissances géo-
graphiques de chaque peuple se bornent à la contrée qu'ils
habitent. Plus tard, des hommes (tels qu'Hérodote) font des
voyages et décrivent les pays qu'ils ont parcourus.
La géographie mathématique prend son essor par les
travaux de Maupertuis, de Lacondamine, de Delambre, de
Cassini.
La géographie physique se développe par les efforts de
Bergmann, de Buache, de Werner, de Léopold de Buch,
Saussure, Kant, Deluc, Buffon, Zimmermann, Humboldt,
Schnurer, (nosographie géographique).
La Géographie historique a commencé par la géographie
de l'antiquité.
La Géographie politico-statistique a été la première partie
travaillée avec soin par Mentelle, Gatterer, Cannabisch >
Maltebrun, Balbi, etc.
Malgré tous ces grands travaux, la géographie restait isolée
et n'était pas enseignée comme une science. Les traités de
géographie destinés à l'enseignement élaient des catéchis-
mes par demandes et réponses toutes faites, des catalogues
de villes et de curiosités, de rois et de princes. De nos jours
encore, et dans plus d'un collège, on ne sait ce que c'est
qu'une carte. On apprend la géographie par cœur, comme