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412 DOCUMENTS tissent encore des sympathies qui accompagnent parfois jusque dans la tombe ces simplicités d'existence. Mais" la retraite a aussi ses heures d'utilité. Il est sorti de nos presses, dans le courant de l'année dernière, un mince petit volume auquel nous avons consacré tous nos soins. Il ne porte pas de nom d'auteur; il est entré dans le monde littéraire sans appui, et cependant il a fait son chemin. Sous le titre sans pré- tention de : Méditations de la raison et de la foi, (Lyon, Périsse frères, 4859, in-12,) il touche aux plus hautes questions de l'hu- manité. Comme le livre de l'Imitation, avec lequel il a plus d'un rapport,ildità l'hommequelebonheurn'est ni dans l'éclat, nidans les grandeurs, ni dans les plaisirs du monde, et on sent que l'au- teur parle de choses qu'il connaît. M. de Jussieu n'y avait pas mis son nom, parce qu'il ne se croyait ni mission, ni autorité dans de pareilles matières. Depuis lors il a dû avouer sa paternité en acceptant les suffrages venus des plus hautes régions de la théo- logie. S'il ne nous est pas permis de reproduire ces témoignages flatteurs, nous citerons du moins l'opinion tout à fait conforme d'un journal d'autant plus impartial dans cotte circonstance, qu'il ignorait évidemment le nom de l'auteur. « Livre court, disait l'Univers dans un compte-rendu du 11 octobre dernier, mais substantiel ; une pensée sûre, une élégance austère, comme on écrivait dans les grands ateliers de la pensée et de l'éloquence chrétienne au XVIIe siècle... » M. Alexis de Jussieu avait publié, en 185G, à Avignon , un poème intitulé : Un dernier chaut au Paradis perdu de Milton, que le Journal des Débats appelait, dans son numéro du 13 avril : « Une œuvre originale et fine, pleine d'éloquence et de suavité, d'un tour gracieux, d'un solide éclat. » Si nous avions tenu la plume du critique du Journal des Débats, nous aurions ajouté à ces éloges que l'œuvre ne manquait ni d'imagination ni de puis- sance, et nous aurions exprimé nos regrets de voir cette œuvre tirée à petit nombre et non livrée au public. M. de Jussieu a fait paraître encore un volume de Discussions politiques, de 1823 à 1830. (Paris, 1833, in-8, très-rare.) Cette publication fut avant tout une défense de son caractère. Le pu-