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396                  MONOGRAPHIE DES ARMOIRIES

zèle à prouver qu'il ne s'inspirait que de la vérité, en décri-
vant les armes de son pays natal.
   Ainsi, la ville de Lyon lorsqu'elle faisait partie de la
Bourgogne, portait : DE GUEULES AU LION D'OR , AU CHEF
COUSU DES COTTICES OU BANDES EN COTTICES D ' 0 R ET DE
GUEULES DE SIX PIÈCES.
    Lorsque Conrad-le-Pacique, roi des Deux-Bourgognes,
mourut, il laissa deux fils: l'un Rodolphe III, fils de Ma-
 thilde, sa deuxième femme; et l'autre, Burchard I I , alors
archevêque de Lyon, fils de sa première femme Adelaine;
néanmoins, par son testament, il donna Lyon et la Bour-
gogne, qu'il tenait depuis 966, de la dot de sa femme Ma-
thilde, fille de Lolliaire II , roi de France , à son fils Ro-
dolphe III, qui mourant en 1032, la laissa non pas à son
frère, mais à Conrad II le Salique, empereur-duc de Fran-
conie.
   Burchard II, qui, à l'exemple de ses prédécesseurs, les
comles du Lyonnais et Forez, jouissait de Lyon, malgré son
véritable possesseur, se voyant fruslré, revendiqua le Lyon-
nais et trouva moyen, par son adresse, de rendre hommage
à Conrad, comme à son suzerain, et de rester le seul maître
de la ville.
   L'empereur lui servait ici de soutien contre ses véritables
ennemis, les comtes du Lyonnais et Forez, qui, ayant dans le
temps trompé les rois de France de la même manière, se
voyaient obligés à leur tour de céder devant les archevêques
de Lyon et de se retirer dans leur Forez.
   Si l'on en croit le P. Mènes trier, si habile en fait d'art
héraldique, les armoiries du Chapitre, avec le lion et le grif-
fon (1), remonteraient à une haute antiquité. Ces deux ani-

  (1) Quoique on lise dans Paradin, Lyon, Gryphe, 1573, p . 4 1 t . « En
« 1195, le sceau du Chapitre était UN ROI ASSIS DANS UNE CHAIRE, tenant la