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                            RAPPORT
                                   DE

    LA. COMMISSION SOMMÉE PAR L'ACADÉMIE DES SCIENCES, BELLES-LETTRES
          ET ARTS DE LYON, POUR EXAMINER LA NOUVELLE ÉDITION
              DU LITRE DE SPON, PUBLIÉE PAR M. MONFALCON
                              ET INTITULÉE :

RECHERCHE DES ANTIQUITÉS ET CURIOSITÉS DE LA VILLE DE LYON,
             Lu en séance publique le 28 février -1860 ,

                                   PAR

                       M. MARTIN-DAUSSIGNY.




   Les études archéologiques ont pris, au sein de l'Académie
de Lyon pendant ces dernières années, un développement et
une importance qu'elles étaient loin d'avoir au commence-
ment de ce siècle.
   Déjà, il y a quarante ans, notre confrère Artaud se dis-
tinguait par un zèle aussi ardent qu'infatigable pour la for-
mation du Musée lapidaire, collection unique, regardée gé-
néralement comme une de nos plus précieuses richesses. Le
savant archéologue ne se bornait pas à recueillir, sous les
portiques du Palais-des-Arts, ces précieux monuments de
l'histoire de Lugdunum. Ses vues étaient plus nobles, plus
élevées : regardant nos inscriptions comme les pages éparses
du livre de nos origines, en les rassemblant il s'efforçait de
les expliquer.
   Malgré quelques erreurs, son travail sur le musée lapi-
daire fut jugé digne d'une haute récompense. L'Académie des
inscriptions et belles-lettres décerna l'un de ses prix annuels
au fondateur de nos musées et bientôt après l'appela' à l'hon-
neur d'être membre correspondant de l'illustre Compagnie.
   Plus tard, l'augmentation continuelle de nos richesses