page suivante »
34 BURGONDES.
portée récemment à u* haut degré d'évidence historique,
par l'un de nos savants compatriotes, place le berceau des
Burgundes chez les Suèves, et leur donne une origine ger-
manique. Dans cette opinion, ils seraient les cenlum pagi
de Tacite, en allemand Burg hundert, d'où les auteurs ro-
mains, défigurant tous les noms qu'ils faisaient passer dans
leur langue , ont fait le nom Burgundiones. Nous adoptons
ce système, en observant qu'aux raisons puissantes déjà ti-
rées de Cés*ar et de Tacite, on peut joindre l'autorité d'Isidore
de Séviile (1). »
VI.
XX. I! nous reste à parler des auteurs qui, abandonnant
Orose, font dériver le nom des Burgondes des idiomes teu-
tonique, grec, Scandinave ou celtique; suivant l'origine qu'ils
donnent à la nation Burgondienne.
Wachler , dans son Glossarium germanicum , au mot
Bauer, compose le mot Burgundi de bur et de gund ; deux
rjiols teutoniques signifiant : le premier, habitant d'une ville
ou d'un village : et le second, guerre ou combat ; d'où sui-
vant lui, Burgundi veut dire: Habitants belliqueux. —
Burgundi germaniee Burgundes, indigence belUcosi. Id enim
gunder vel gunther signifteat quod est a gund bellum (2).
M. Augustin Thierry (3) dit que « Gundeher signifie
homme de guerre et émineni, et que le nom de la nation
peut se traduire par celui de gens de guerre confédérés. »
Suivant M. Henry Martin (4), « Burgondes, bur-gund
(1) Edouard Clerc. Essai sur l'histoire de la Franche-Comté, in«8°;
Besançon, 1840, t. i, p. 64.
(2) Wachtor. Glossarium germanicum ; in-fol., Leipzig, 1736, t. i, p.
(3) Dix ans d'études historiques; in-8°, Paris, 1842, p . 337.
(4) Histoire de France ; in-8°, Paris, 1855, t. i, p. 270.