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                        LETTRES

   DE MADAME DE STAËL,
                    A BÉRENGER, DE LYON,

                 A TALMA, ET A UNE AMIE.




    En 1846, MM. Didot donnèrent une édition des
 Œuvres complètes de Madame de Staël, formant
trois volumes grand in-8 à deux colonnes, mais où
il n'y a rien de sa correspondance, qui devait être si
étendue et si curieuse. Nous trouvons dans le Stael-
liana, petit recueil in-18, publié par Cousin d'Ava-
lon, en 1820, les quelques lettres qu'on va lire. Il en
est trois qui concernent un peu notre ville ; la qua-
trième est pleine d'intérêt, et nous montre par quels
douloureux sentiments était dominée Mme de Staël, en
1815.
    Bérenger, auteur des Soirées Provençales et d'au-
tres ouvrages publiés à1 Lyon, où il avait fixé sa ré-
sidence, était connu de Mme Staël; il entretenait une
espèce de correspondance avec cette femme célèbre;
s'il ne partageait pas toujours ses opinions en litté-
rature, comme on en peut juger par l'aimable lettre
que nous reproduisons, il ne s'en cachait pas auprès
d'elle, et même sur des points assez graves.

                                   « Coppet, juillet 1806.

   « Eh ! comment ne serais-je pas très-profondément touchée et
flattée de votre souvenir, Monsieur ? Et de quel souvenir ? de