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LA LISTE EP1SCOPALE DE LYON 171 sant, tantôt en le taisant, mais après avoir pris, à l'exemple de notre grand comique, son bien où il se trouvait. Le P. DOMINIQUE DE COLONIA, successeur à la Trinité des Jésuites, que nous avons loués plus haut, et leur digne émule, a terminé son Histoire littéraire (1730) par un tableau épiscopal. On avait souhaité d'y rencontrer cet appendice, dit-il, et il avait « tâché de le rendre fort exact». L'éminent professeur ne se vante pas, il n'a point fourni un décalque usé et sans retouche. Plus intransigeant même que les savants de Saint-Maur, il a prononcé l'ostracisme contre Eucher Junior ; ce trait convenait au signataire de la lettre à Mgr Antelmi, dont le frère était précisément l'auteur de la dissertation latine qui a épuisé la controverse. J'ai remarqué en outre que pour plusieurs des saints, qui avaient été jusque-là vénérés comme tels, cette qualification était supprimée. Lupicinus, Stephanus, Viventiolus, ^Etherius, Lambertus sont dans ce cas. Pourquoi ? Je suis forcé de passer à de plus experts la peine d'en découvrir le motif. Ferai-je mémoire des catalogues des ALMANACHS de 1718 et de 1755 ? Oui, puisque cette partie est présentée, chez eux, avec un certain apparat de préparation et de sérieux, et qu'on y renvoie quelquefois comme à une référence qui n'est pas sans autorité. Cependant l'érudition des almanachs ressemble de très près à leurs prophéties atmosphériques : elle est fort sujette à caution. Dans la circonstance, quoique « dirigé par ordre de Messieurs du Consulat », on a sim- plifié la besogne par des emprunts aussi complets que fidèles au chanoine'La Mure. Avec POULLIN DE LUMINA et son Abrégé de l'Histoire de Lyon, 1767, nous revenons aux Mauristes, mais sans nulle allusion à ceux qu'ils avaient déclarés comme suspects ou inadmissibles. La suppression sans phrases.