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154             CHRONIQUE DE JANVIER       I9OO

occuperons du mouvement des lettres et des arts pendant
ce mois écoulé !
   Le 12 janvier, l'Université catholique assistait à la con-
férence de M. Mouterde, professeur à la Faculté libre de
droit : « Souvenirs lyonnais du xvi c siècle : les bons offices du
P. Edmond Auger, jésuite. »
   Avec un rare talent d'évocation et de résurrection du
passé, M. Mouterde a fait revivre, sous les yeux de son
auditoire charmé, près de trente années de l'histoire de
Lyon, 1560-1589.
   Un mot de Catherine de Médicis, à messire Antoine de
Masso, échevin de Lyon, au Louvre, a fourni à M. Mou-
terde, l'occasion de nous faire connaître la belle figure du
P, Auger, un héros de cette sombre époque de notre his-
toire lyonnaise, à l'heure où les huguenots du baron des
Adrets mettaient Lyon à sac et au pillage.
   Catherine de Médicis disait à Antoine de Masso : < J'ai  <
très bonne souvenance du P. Auger. L'avez-vous vu à Lyon
en ce temps de peste ? Prêche-t-il toujours aussi bien et se
consacre-t-il toujours avec autant de zèle qu'autrefoisà l'assis-
tance des pauvres malades? » Et messire de Masso, ajoute
la chronique, rendit témoignage « des bons offices dudit
P. Auger envers le peuple de Lyon. »
   Voici maintenant une thèse de doctorat à retenir; car
elle apporte une nouvelle pierre à l'édifice de notre histoire
locale.
   Le 26 janvier, M. Privat-Deschanel soutenait devant la
Faculté des lettres, afin d'obtenir le diplôme supérieur d'his-
toire et de géographie, une thèse fort remarquable, ayant
pour sujet : « Le Beaujolais, étude géographique et géologique. »
   On peut dire, du reste, de notre province que peu de pays
comme elle possèdent des Académies, des Sociétés littéraires