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                 AVEC M. DE SA1NT-GERAN                   41

   Madame de Châteaumorand resta donc seule poursui-
vante, en son nom et au nom de ses vassaux lésés, qui lui
donnèrent leur procuration, le 5 juin 1620, pour réclamer
le remboursement des dégâts commis entre le 7 et le
11 novembre 1613. Il paraît que Diane enflait singuliè-
rement les dommages et intérêts auxquels elle pensait avoir
droit pour son compte; car elle voulait naïvement y faire
entrer « l'effroy, l'alarme-et fascherie qu'elle a receue en
sa personne d'avoir esté investie dans sa maison, et assiégée
avec tant d'avantage et inopinément ». Son conseil eut
beaucoup de peine à lui faire entendre que l'effroi et
fâcherie de la divine Astrée était sans doute un accident
déplorable, mais que ces choses-là n'étaient susceptibles
d'aucune estimation.
   L'affaire se termina enfin, non pas devant la justice,
mais, ce qui était plus sage, par un accord à l'amiable con-
clu, le 22 juin 1620, avec Jean-François de la Guiche,
devenu M. le maréchal de Saint-Geran.

                                                 REURE.