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 394             LAURENT MEILLET DE MONTESSUY

 couvent de Notre Dame des Anges, dit l'Observance les
Lyon (41), le 20 octobre 1617, fr. D. Richard, docteur de
Paris et provincial de S' Bonaventure et fr. Bernardin Mol-
liasson, gardien du couvent de FObservance-les-Lyon. »
   Ces deux bons moines avaient sans doute fait connais-
sance de Meillet autour de la table bien servie de l'abbé
Seraud.
   Ainsi complimenté et encouragé par ces savants person-
nages, le sieur de Montessuy, que nous savons d'un natu-
rel peu timide, adresse alors à son livre ce quatrain placé
au-dessous de ses armes :

       «   Va prends un front de fer et pour braver l'envie
       «   Garde bien de rougir va courageusement
       «   N'appréhende plus rien, puisque la calomnie
       «   Mesdit de la vertu, c'est signe qu'elle ment. »

  Les armoiries de Meillet dessinées et gravées assez lour-
dement, (41 bis) ne se peuvent lire d'après les règles du
blason, le graveur ayant négligé d'indiquer les couleurs par
des tailles.


    (41) Laurent parle deux fois des institutions lyonnaises, pag. 812 :
 « Dans la ville de Lyon le grade de prévost des marchands se confère
à peu de gens et par aventure ne sont-ils jamais dix ou douze pour une
fois qui puissent vray-semblablement espérer d'y estre promus. Il serait
donc meilleur de les tirer au sort que de les eslire et quand je soutien-
drais le mesme de la dignité d'eschevin je ne penserais pas être mal
fondé. » pag. 819 : « En toutes les villes de la chrestienté il y a un
grand nombre d'enfants abandonnés et sans adveu comme aussi de
pauvres orphelins, notamment dans les hospitaux de Paris et de Lyon,
audict Lyon à présent on en bastit un autre d'un magnifique artifice
près de Bellecourt. »
   (41 bis). La reproduction que nous en donnons, obtenue par le
procédé Gillot, est très exacte