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436 LITURGIE LYONNAISE.
bénédiction, et le célébrant, aussi bien que les autres, la reçut
à genoux. Voilà une partie des cérémonies de Saint-Jean de Lyon,
qui sont très-simples, mais qui, dans leur simplicité, ont une
majesté auguste et vénérable. »
On trouve encore quelques renseignements sur l'ancienne
liturgie lyonnaise, dans une brochure de 1777.- intitulée : Motifs
de ne point admettre la nouvelle liturgie de Mgr l'archevêque
de Lyon. Cette brochure n'est autre chose qu'un plaidoyer
contre les innovations introduites par Mgr de Montazet, innova-
tions qui furent combattues avec chaleur par le Chapitre, gar-
dien des anciennes traditions. Mgr de Montazet fit mettre en
prison l'imprimeur de ia brochure ; son auteur était l'abbé Louis
Jacquet, membre de l'académie de Lyon, né en cette ville le 6
mars 1732, chevalier de l'église de Saint-Jean, littérateur dis-
tingué et érudit, mort à sa campagne près de Lyon, en 1793.
L'abbé Jacquet commence par démontrer combien il est dan-
gereux et imprudent de vouloir toucher aux traditions et aux
usages anciens dans l'Eglise. II réfute cette proposition mise en
avant par Mgr de Montazet, et que l'on a voulu reprendre de nos
jours, savoir.- que la liturgie de I^yon n'était pas ancienne,
que l'Église de Lyon se vantait mal à propos d'une immutabilité
démentie par de nombreuses variations, et qui serait d'ailleurs
un obstacle à l'amélioration des prières publiques.
Aujourd'hui, on a employé le même argument pour démolir
ce qui restait de cette liturgie, et cette brochure devient presque
un ouvrage de circonstance. En effet, les changements introduits
par Mgr de Montazet étant parfaitement connus, rien ne serait
plus simple que de remettre la liturgie dans le même état qu'a-
vant lui, sauf les modifications rendues nécessaires par la force
des révolutions qui ont supprimé l'ancienne organisation du
Chapitre et démoli les vénérables églises de Sainte-Croix et de
Saint-Estienne.
L'abbé Jacquet cite en faveur de cette immutabilité les témoi-
gnages de saint Bernard, du cardinal Bona, qui avoue que la
liturgie lyonnaise fut établie par saint Irénée, de l'avocat général
Servin, du père Mabillon, etc. Il réfute ainsi qu'il suit ceux