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DE GRIMOD DE LA REVN1ÈRE. 385
prétendez qu'elle est faite : je serai plus heureux en repassant
a Lyon , j'ai beaucoup entendu parler de lui par Mme de Val-
belle. » Il ajoule qu'il est en marché avec l'imprimeur pour
l'impression de son Foyage, et qu'il paroîlra l'été à Paris.
Les détails qu'il me donne sur le triste état de la santé de
mon père , qui selon lui ne peut aller loin , et la nécessité de
ma présence pour la conservation de mes droits et de mes
. . . . pourront bien m'obliger de faire moi-môme
le voyage plustôt que je ne voudrois. Si je m'y détermine, ce
n'est pas sans peine je vous assure , et sans les considérations
de la plus haute importance. El si j'avois le malheur de perdre
mon père , mon premier soin , je vous assure , seroit de
transporter ma fortune en province et d'y acquérir des im-
meubles , pour ne conserver à Paris qu'un très-simple pied
à terre, c'est-à -dire un très-modeste appartement , afin de
n'y pas loger à l'auberge, quand la fantaisie d'y aller me
prendroit. En attendant, s'il faut faire ce voyage, je vous
assure que ce sera bien malgré moi, et je le relarderai autant
qu'il me sera possible.
J'ai , je crois, successivement répondu à tous les articles
de votre lettre qui eux-mêmes étoient des réponses, et, pour
ne pas tourner dans un cercle vicieux , je vous engage de
* m'adresser vous-même de nouvelles questions, après avoir
répondu à celles que la présente renferme, et qui ne sont
pas en petit nombre ; mais vous vous retrouverez avec vos
notes marginales , et je vous ai laissé , avec l'intention de
vous faciliter de répondre d'une manière aussi étendue que
les règlements me l'ont permis. Vous avez bien voulu me
donner des nouvelles de Mme de J. je vous en rends des
très-humbles actions de grâces, et ma reconnoissance en
acquiert une force nouvelle , dans laquelle ma tante esl de
moitié et même des trois-quarls.
Je n'ai pas encore fait le contrôle de cette lettre , mais je
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