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DE GR1M0D DE LA REYMERE. 301 en est arrivé avant qu'on ne lui ail demandé une seule fois son passeport. La saison est excellente pour voyager , le temps, ni trop chaud, ni trop froid ; il n'y a vraiment d'obstacles que dans votre défaut de volonté ; ne craignez pas de m'entendre plaider de nouveau cette cause, el vous répéter une foule de raisons que vous trouveriez excellentes si vous étiez de bonne foi. Je suis las d'avoir si souvent el si longuement traité cette question; dites : je ne le veux pas, cela est fort simple, mais n'élevez point des obstacles imaginaires, des difficultés qui n'en sont pas el qui n'ont de fondements que dans la persévérance de votre obstination à ne vouloir pas quitter vos foyers. Je m'arrête, car je finirais par prendre de l'humeur et peut-être par vous en donner', el ce n'est point ce sentiment que je voudrais transférer en vous , bien au contraire ; ainsi, n'en parlons plus , malgré le désir que j'aurois de vous voir à Béziers, et l'occasion agréable qui vous en seroil offerte et qui vous prouve que je ne prenois pas si mal mon temps ; mais il seroil difficile de le prendre bien avec vous sur ce chapitre. Je suis bien charmé que vous ayez de bonnes nouvelles de M. d'E...., auquel je ne cesserai jamais de prendre un vif intérêt. Il paraît qu'il vit au milieu de la guerre, dans une assez grande tranquillité. Les troupes autrichiennes sont en ce moment dans une immobilité qu'on ne peut guère expli- quer qu'en supposant que leurs plans de campagne ont été modifiés par la défection de l'armée de Dumouriez. Mais il est difficile de croire que deux puissances aussi considérables, aussi prudentes, aient subordonné leurs opérations à une pro- babilité aussi incertaine; c'est au moins ce que l'on ne me persuadera jamais. Il est plus aisé de croire leur inaction pré- sente causée par quelques desseins que l'avenir nous décou- vrira, ou qu'elle a quelques rapports avec les troubles de la Vendée, dentelles attendent l'issue pour agir; du reste, tout