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Cormponîiatta. N Lyon, le 14 décembre 18S0. MONSIEUR, Dans une lettre signée J. Bard, et insérée dans la dernière livraison de la Revue du Lyonnais, il est insinué que des messes en musique ont été naguère exécutées à Saint-Pierre, à Saint- Polycarpe, à Saint-Nizier, etc. « avec le concours d'artistes TRÈS-PROFANES assurément. » Je dois, pour plusieurs considérations, ne pas laisser subsis- ter cette assertion dans l'extension que lui donne son auteur ; et je viens protester au nom de la musique que j'ai dirigée de- puis deux années à Saint-Nizier. En effet, n'ayant pas quitté Lyon, depuis l'exécution à Turin d'un de mes ouvrages lyri- ques, j'ai constamment présidé aux solennités musicales de ' Saint-Nizier, et jamais, je le déclare, aucun artiste profane n'a figuré dans le chant des messes, ni dans la direction des exécutants. Depuis un mois seulement, j'ai cessé d'adjoindre mon concours aux travaux de la Société chorale : j'ignore dans quelles conditions se sont produites les exécutions entreprises en dehors de ma coo- pération ; mais je déclare y être demeuré complètement étran- ger depuis ce moment, sans vouloir m'immiscer aujourd'hui dans les discussions liturgiques, comme aussi, sans répondre plus in extenso à l'austère susceptibilité de l'honorable M. Joseph Bard. Agréez, etc. PROSPER SAIN-D'AROD.