Pour une meilleure navigation sur le site, activez javascript.
page suivante »
540                       LA R E V U E L Y O N N A I S E



      LE CATALOGUE DE LA BIBLIOTHÈQUE DE LA SOCIÉTÉ DE LECTURE
       DE LYON. Lyon, imp. da Pitrat aîné, 1884, in-8% 316 pages.

   Il y a déjà quelques années, en rappelant le souvenir des anciennes bibliothèques
de Lyon et en citant quelques-unes de nos temps modernes, j'avais été heureux
de parler aussi de la Bibliothèque de la Société de Lecture de Lyon, fondée en
1862, par quelques amis des lettres et des sciences dont les noms sont bien connus.
Leur but était bien défini dans l'art. 1 de leurs statuts; ils s'étaient proposé « de
former à frais communs une collection dont les ouvrages pourraient être lus à
domicile par les Sociétaires », et dans l'article 2 de ces mêmes statuts, ils avaient
déclaré que cette bibliothèque « serait composée de toutes les œuvres anciennes et
modernes, mais principalement des livres nouveaux en littérature, sciences etartsi
acquis au fur et à mesure de leur apparition. » Ai-je besoin de dire que les
commencements de cette utile association furent pénibles ? La plus belle œuvre
rencontre, presque toujours, des obstacles à son début, mais les fondateurs furent
des hommes de courage et de dévouement; rien ne les rebuta, et, en 1875, ils
purent constater, avec un juste orgueil, qu'ils avaient déjà 214 associés, plus de
5500 volumes,confiés à la garde éclairée d'un conservateur lequel venait d'en refaire
 un catalogue de 72 pages, et que leurs ressources suffisaient à tous les besoins.
 Depuis lors, la situation de l'association n'a fait que grandir, et M. Ernest Ober-
 kampff, son président actuel, s'est plu à l'exposer dans un récent compte rendu
 qui lui a valu les éloges les plus mérités. Qu'il me permette de lui en emprunter
 quelques passages, car il n'est que justice de montrer à quels heureux résultats
 peuvent arriver des hommes mus par une généreuse et utile pensée, dans un but
 des plus louables.
   L'association, comme je viens de le dire, était déjà nombreuse, en_1875 ; au-
jourd'hui elle compte 300 membres et peut leur offrir 11,000 volumes. Mais ce
n'est pas tout que d'avoir de nombreux ouvrages, si, en même temps, on ne peut
en présenter un catalogue bien dressé : c'est là une grande et difficile œuvre et
qui malheureusement ne s'exécute pas toujours dans nos bibliothèques publiques,
 de même que dans bien des dépôts d'archivfsl'inventaire raisonné ne sefaitqu'avec
 une déplorable lenteur. Néanmoins la Société de lecture ne s'est pas effrayée de
 cette lourde entreprise, laquelle consistait, d'abord à faire un catalogue par
 ordre de matières et, ensuite, un second par noms d'auteur s. Cette grande œuvre
 conçue sous la présidence de M. Albert Fitler, a été exécutée ensuite, à peu près
 entièrement, sous celle de M. Tavernier, lequel s'est occupé en outre du classe-
 ment de la série : Législation et Economie sociale. M. Gonnard s'est chargé des
 Sciences,^.. Brugel de la Religion et Philosophie, et M. Gotteret a faille classe-
 ment de toutes les autres séries et de Y Index bibliographique;       « il a été l'âme
 de toute l'entreprise, tant il y a consacré de temps, de zèle et d'infatigable per-
 sévérance. i> Du reste, ses cosociétaires lui en ont témoigné déjà toute leur vive
 reconnaissance. Malheureusement on ne saurait aujourd'hui faire les frais consi-
 dérables de l'impression de ce grand travail de quatre années, en deux volumes
 in-folio, mais il est déposé sur un pupitre à double pente et mis à la disposition
 de tousles sociétaires. «Le soin avec lequel cecatalogue est dressé, a dit avec raison
 M. Oberkampff, nous place maintenant, sous ce rapport, au niveau des bibliothè-
 ques publiques ou privées les mieux partagées. Tenu désormais à jour, il sera