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                              BIBLIOGRAPHIE                                    535

   TROISIÈME VOLUME. — Deux périodes, La sixième, de Viète à Kepler, né en 1571 ;
la septième de Kepler à Descartes, né en 1596.
   Les périodes deviennent courtes; c'est qu'aussi leprogz'ès marche vite.
   L'arithmétique s'enrichit de l'invention des logarithmes, due à Néper
   La géométrie analytique prend naissance entre les mains de Viète et néces-
sairement le principe de l'homogénéité s'impose et se dégage, les spéculations
géométriques tenant à rester indépendantes du choix de toute espèce d'unité. Les
deux trigonométries prennent leur forme définitive.
    Stevin arrive à la théorie du plan incliné, abstraction faite du frottement; il
soupçonne la loi de composition des forces. Galilée montre que les lois de la chute
sont communes à tous les corps, détermine la trajectoire d'un mobile lancé obli-
quement et arrive à dire : « Ce que l'on gagne du côté de la puissance, on le
perd du côté du temps, et précisément dans le même rapport » ; il découvre l'iso-
chronisme des petites oscillations et établit le principe de la composition des
mouvements.
    En algèbre, Viète établit la formule du développement des puissances succes-
sives d'un binôme, la décomposition en facteurs du premier membre d'une équa-
tion ; il applique l'algèbre à la résolution des problèmes déterminés de géomé-
 trie. Harriot pose la théorie des racines commensurables. Stevin introduit
  la notation des exposants.
    Tycho-Brahé corrige la durée de l'année tropique et porte également ses t r a -
vaux de rectification sur la précession des équinoxes, l'obliquité de l'écliptique,
les mouvements de la lune et les réfractions astronomiques. Galilée découvre les
satellites de Jupiter, l'anneau de Saturne, les taches du soleil, mesure les monta-
gnes de la lune, observe les phases de Vénus et de Mars, tout cela, grâce proba-
blement aux perfectionnements qu'il a apportés au télescope de Jacques Métius ;
il invente le microscope.
    Les pages consacrées à Viète ne sont pas, il faut en convenir, d'une lecture
bien facile et demandent une sérieuse étude.
    La notice sur Tycho-Brahé est beaucoup plus accessible.
    On verra plus loin que la plupart des gens qui parlent des logarithmes Né p ô -
riens n'ont pas des idées bien nettes à cet égard.
    G'estla notice sur Galilée qui occupe le plus de place, et ce n'est que justice.
    L'histoire de Galilée a servi de texteet de prétexte à bien des déclamations et
 ce lieu commun n'est peut-être pas encore usé; M. M. Marie n'a pas jugé à pro-
 pos de suivre le courant.
    Singulière coïncidence 1 A plus de trois cents ans d'intervalle, c'est encore le
 nom de Bacon, que nous trouvons à la tête de la croisade en faveur des méthodes
 d'observation. Il s'agit ici du chancelier François Bacon (tord de Verulam). « On
 serait presque tenté, dit l'auteur, de regretter que la science et la philosophie
 aient pu se faire un gîte dans le môme esprit où régnait en maîtresse l'ambition du
 pouvoir, alimentée par le dessein d"en exprimer toutes les jouissances les plus
 abusives. » Mais la postérité ne voit plus dans le chancelier Bacon que l'auteur
 du Novum         Organum,
    Citons encore pour clore la sixième période, les deux Métius, Adrien et Jacques
 le premier dont le nom est associé à l'expression ~ du rapport do la circonfé-
 rence au diamètre; le second qui fut l'inventeur du télescope batavique.
    Dans la septième période, bien que très courte, le3 découvertes s'accumulent*