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512                         LA REVUE LYONNAISE
        Tre que se reviho e plouro,                     sitôt qu'il se réveille et pleure, —
                                                        d'un millier de baisers elle le console
  D'un flot de poutoun Fassolo e l'endor,
                                                        et l'endort. — O baiser de mère, —
           0 poutoun de maire,                          tu es le plus aimant! — baiser le
           Sies lou mai amaire !                        meilleur — des baisers d'amour !
          Poutoun lou meiour                              Et la terre farandole, — de baisers
          Di poutoun d'amour !                          jamais assouvie.

         E la terro farandoulo,
         De poutoun jamai sadoulo.

       Tu, que fas que galoupa,                           Toi, qui ne fais que galoper, — et
                                                        tes grands ossements claquette —
     E ti grands os fan li clineleto                    sur ton cheval, 8 squelette! — r e -
     Sus toun chivau, Mort-peleto,                      garde ma porte et ne t'arrête pas. —
Regardo ma porto e farràstes pas.                       De ton baiser horrible — s'il faut, un
       De toun poutoun orre                             jour, que je meure, — je t'attends
                                                        avec des chansons : — viens dans
       S'un jour fau que more,                          cent ans !
       T'espère en cantan :
                                                           Et la terre farandole, — de baisers
       Vène dins eènt an !                               jamais assouvie.
      E la terro farandoulo,                                                   T H . A.
      De poutoun jamai sadoulo.                                           Avignon, 1884.

                     TEODOR      AUBANEL.



               RESPOUNSO                                            REPONSE

    A ti Poutoun, Aubanèu,                                 A tes baisers, Aubanel, — il man-
                                                        que le baiser de la gloire — qui t'a
    Manco lou poutoun de la Gldri
                                                        vêtu de ses splendeurs — depuis
    Que t'a cencha de belôri,                           qu'elle t'a mis son anneau au doigt !
Dempiéi qu'a ti dit a mes soun anèu !                   — Et ta poésie — est une ambroisie
        E ta pouësio                                    — qui embrase la nuit — des cœurs
                                                        et des yeux.
         Es uno ambrousio
                                                                                   P . M. 1
        Qu'empuro la niue
        Di cor e dis iue !
                         PAU     MAKIETON.




   1
      A u b a n e l m e réplique p a r ces simples mots : « Es meiour    d'estre      ama     que
d'estre renouma          ! » C'est bien mon avis.                                  P . M.