Pour une meilleure navigation sur le site, activez javascript.
page suivante »
290                  LA REVUE LYONNAISE
M. Léopold Delisle. Ce registre, petitin-folio en parchemin, contenant
96 feuillets de 260 sur 180 millimètres (une description détaillée en
a été donnée par M. Tuetev dans les Archives des Missions,
3° série, tome VI, 1880, p. 313-394), est d'autant plus précieux
qu'il nous donne les minutes mêmes, raturées et surchargées, des
lettres expédiées parla chancellerie royale de 1205 à 1212, et qu'il
contient un certain nombre d'actes cancellés de la plus haute im-
portance, qu'on ne retrouve pas dans les registres postérieurs.
   « Jusqu'ici, on ne possédait en France de ce cartulaire qu'une
copie très incorrecte, exécutée au quatorzième siècle (registre B) ;
aujourd'hui, si nous avons encore à regretter l'absence du manus-
crit original, le texte intégral du premier registre de Philippe-Au-
guste nous est enfin rendu parle beau fac-similé que vient d'en
publier M. Léopold Delisle. La reproduction de ce précieux monu-
ment de notre histoire nationale, du premier registre de nos ar-
chives, dont on peut maintenant se servir avec autant de confiance
et avec plus de facilité que des autres registres de Philippe-Auguste
déposés aux Archives et à la Bibliothèque, est, pour le savant di-
recteur de la Bibliothèque Nationale, un nouveau titre, après tant
 d'autres, à la reconnaissance de tous les amis de l'histoire de
France.
   « A cette reproduction héliotypique du premier registre de Phi-
lippe-Auguste, habilement exécutée par MM. Martelli, de Rome,
grâce au bienveillant concours de Son Éminence le cardinal Pitra,
M. Delisle a joint, avec une courte introduction, une table alpha-
bétique des noms de lieux et de personnes, qui rend les recherches
aussi faciles dans ce fac-similé du manuscrit que dans une édition.
Ajoutons enfin que les feuilles du fac-similé peuvent être découpées
et assemblées de façon à former un volume qui donne l'illusion du
manuscrit original. »
                                      LÉOPOLD     NIEPCE,