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         CHRONIQUE LOCALE

   — On a fait un livre sur le Vieux neuf, et un écrivain de beaucoup de
finesse et d'esprit a prouvé, pièces en mains, que toutes les inventions,
toutes les découvertes modernes étaient connues de toute antiquité. La
Revue, par un procédé contraire, donne chaque mois du neuf singuliè-
rement vieux, et chaque fois nous n'éprouvons pas un mince embarras
quand nous nous présentons avec nos informations vieilles de trois se-
maines. Tel événement qui a ému la ville, a été remplacé par un autre
encore plus palpitant d'intérêt. Nous faisons notre speech, mais nous
voyons bien, au sourire de nos lecteurs, que nos annonces ont l'air de
venir du siècle dernier, et que notre neuf est d'un vieux à faire reculer
les plus intrépides.
   Et cependant, de bonne foi, nous ne pouvons nous dispenser de
parler du théâtre brûlé, des élections, de l'exposition d'horticulture, de
la course aux chevaux et du premier pas fait par les tramways.
   — Parmi les nouvelles neuves on nous annonce que, par arrêté minis-
tériel, M. Obissier de Saint-Martin, depuis si peu de temps secrétaire
général de la préfecture du Rhône, est nommé préfet de la Vienne.
   M. Vel-Durand est nommé secrétaire général de la préfecture du
Rhône.
   M. Bouillard, sous-préfet de Gray, est nommé sous-préfet de Ville-
franche-sur-Saône.
  — M. Chavanne a déposé un amendement au budget du ministère
de l'instruction publique relatif à l'observatoire de Lyon, ainsi conçu :
  « Il est alloué 25,000 francs à l'Observatoire de Lyon, comme pre-
mière annuité, pour l'acquisition d'un instrument équatorial, dont l'en-
semble est évalué à 75,000francs. »
  MM. Ballue, Guyot, Perras, Varambon et Guillot de l'Isère, ont
aussi signé cet amendement.
   — Dans la nuit du mardi 25 au mercredi 26 mai, à une heure du
matin, après la tournée faite par l'architecte de la ville sous la scène,
pour juger si les planchers pourraient supporter le poids d'un certain
nombre de chevaux qui devaient paraître dans une pièce en répétition,
le feu s'est manifesté au théâtre des Célestins, dans les combles et, tout
le fait supposer, dans le poste des sapeurs-pompiers.
   D'après le Petit Lyonnais, les pompiers auraient été ivres, toute disci-
pline ayant disparu depuis un certain temps.
   Les pertes sont considérables, on les évalue à près d'un million ; la
façade et les autres murs seront conservés dans la reconstruction de ce
monument frappé deux fois en si peu d'années.