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                  L'ENSEIGNEMENT PRIMAIRE                  341

 Elles recevaient ensemble 1,600 enfants. Enfin, près d'un
 siècle plus tard, en 1738, parurent les règlements épisco-
 paux pour les maîtres et maîtresses des petites Écoles de
 lecture, écriture, arithmétique et grammaire de la ville,
 faubourgs et banlieue de Lyon.
    « L'art. IV établit que les maîtres s'assembleront régu-
 « lièrement le second dimanche de chaque mois, à l'excep-
 te tion du mois d'octobre, dans le lieu qui sera déterminé
 « et traiteront tant de leurs affaires générales que particu-
 « Hères, concernant le spirituel et le temporel, et seront
 « tenus, les maîtres, de s'y rendre, à peine d'une amende
 « de trois livres, s'ils n'en sont empêchés par maladie ou
 « juste cause dont ils informeront l'un des syndics avant le
 « jour de l'assemblée; et à l'égard des maîtresses, elles ne
 « s'y rendront que lorsqu'elles y seront appelées par billet
 « pour entendre les instructions qui leur seront faites par
 « le président. »
    Un autre règlement pour les petites Écoles parut en 1766.
Il reproduit à peu près les 20 articles de celui de 1738. Tout
y est minutieusement réglé : la police intérieure, le bon
ordre, les matières d'enseignement. Le tout est approuvé
par lettres-patentes du roi et arrêt du Parlement de l'année
 1767.
    Telle était la situation des écoles primaires de Lyon à
la veille de 1789. Le bureau d'administration des petites
Ecoles était composé de prêtres, de magistrats, de négo-
ciants, d'échevins et de conseillers de la ville. Les écoles
de garçons étaient confiées à des clercs, à des séminaristes
se destinant à la prêtrise. Ces jeunes gens faisaient en même
temps leurs études théologiques et les petites Écoles des
pauvres. Les écoles de filles, placées sous la direction du
bureau, étaient confiées à des sœurs nommées Sœurs de
Saint-Charles et qui vivaient en communauté.