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DE SAINT-PÃERKE-LE-VIEUX. 471
Né à Lyon en 1529, Pompone dut son nom à Pompone
Trivulce, alors gouverneur de notre cité, qui le tint sur
les fonts du baptême. Après avoir étudié le droit dans
les écoles de Toulouse et de Padoue, il fut nommé con-
seiller au parlement de Chambéry, alors réuni à la France.
Il n'avait alors que22 ans et des dispenses durent lui être
accordées; mais ses premiers succès et ses profondes études
du droit civil le rendaient digne de ces fonctions. Quand le
- traité de Cateau-Cambrésis (1559) eut forcé le roi Henri II
de restituer au duc de Savoie les " places que lui avait
données la conquête, sa qualité de Français obligea Pom-
pone de se retirer. Il fut revêtu alors des fonctions de
lieutenant-général au baillage de Vermandois, au siège
de Laon, le 13 mars 1562. Mais les guerres civiles néces-
sitèrent bientôt son envoi en ambassade chez les Grisons,
puis en Suisse. Il s'agissait d'empêcher les Suisses d'ac-
corder des secours aux ennemis du roi de France et d'ob-
tenir des troupes pour ce dernier. Son habileté triompha
dans cette double mission, et l'assemblée de Lucerne lui
accorda une levée de 6,000 hommes. Le titre de président
au présidial de Lyon fut la récompense des services ren-
dus dans cette ambassade, et il fut reçu au parlement, le
14 avril 1569, avec dispense de serment jusqu'Ã son re-
tour. Mais il ne demeura pas longtemps à la tête du pou-
voir judiciaire dans notre cité. De plus hautes destinées
lui étaient réservées. L'année suivante, des lettres pa-
tentes du roi (1 er juillet 1570) le nommaient conseiller
d'Etat, en lui attribuant par une faveur spéciale le droit
d'entrée, de séance et de voix délibérative au Parlement,
comme conseiller honoraire ou plutôt d'honneur. La
Saint-Barthélémy le rendit de nouveau à la diplomatie.
Charles IX ayant cru devoir se justifier auprès des Suisses
des motifs de sa politique, personne ne parut plus capable