page suivante »
LES OUVRIERS TYPOGRAPHES DE LYON. 295
De tout cela on peut conclure, je pense, que messieurs
les imprimeurs lyonnais de ce temps-là étaient fort ba-
tailleurs, et toujours armés.
J'ose dire que ceux d'aujourd'hui ne sont pas aussi
mauvais coucheurs; mais je ne garantirais pas toutefois
qu'il n'y en ait de capables de tenir les mêmes propos que
l'abbé Michel. Cette façon de parler rentre assez dans le
style des enfants de Gutenberg au dix-neuvième siècle :
c'estpourquoi nous avons cru pouvoir la rapporter dans sa
crudité originelle. Les disputes non plus ne sont pas rares
entre eux; mais comme ils ne portent plus l'épée, ils sont
bien forcés de se battre avec les armes données par la
nature.
AUG. BERNARD.