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                       DE SAINT-P1ERRE-LE-VIEUX.                      231

 saisie qui avait été faite de la terre de Riverie à la re-
 quête des gens du roi (1).
    Riche et généreux, Claude Laurencin consacra, à plu-
 sieurs reprises, sa grande fortune à des oeuvres utiles
 ou a des restaurations importantes de divers monuments.
 Le 8 septembre 1501, pendant le séjour du roi Louis XII
 à Lyon, le couvent des Célestins avait été détruit entiè-
 rement dans un incendie, à l'exception de l'église et du
réfectoire. Les libéralités du monarque et des seigneurs
de sa cour permirent aux religieux de construire un
nouveau monastère avec plus de splendeur que le pi emier.
Le cloître fut relevé de ses ruines par le cardinal Georges
d'Amboise. A la mort du prélat, trois côtés seulement
avaient été rebâtis ; mais Claude Laurencin, que Paradin
qualifie de trésorier de la religion de Saint-Jean-de-Jéru-
ralem, continua son œuvre, et le quatrième côté fut re-
construit à ses frais (2).
    Vers la même époque l'église de Saint-Romain fut aussi
réparée par les soins de Claude Laurencin, et c'était sans
doute en souvenir de sa munificence que du temps de
Ménestrier les armoiries de cette famille figuraient à la
voûte de cette église (3).
    Claude Laurencin épousa Sibylle Bullioud, fille de Guil-
laume Bullioud, lieutenant-général de Lyon, et de Ca-
therine Varinier. Les historiens du temps vantent les
rares qualités de Sibylle. Son mérite n'échappa point à
la reine Anne de Bretagne pendant un des séjours qu'elle
fit à Lyon; le charme de son esprit, la variété de ses con-


   (1) Archives du Rhône, C. 50%, f» 141.
   (2) Paradin. Mémoires de Savoie, chap. 24. — Ménestrier, Eloge histor.,
p. 57.
   (3) Mcncstrier, Eloge Instar., p. 60.