Pour une meilleure navigation sur le site, activez javascript.
page suivante »
                     DE SAINT-PIERRE-LE-VIEUX.            223

nous loin d'être surpris de la quantité d'ossements que les
démolitions ont fait découvrir.
   Malheureusement la destination affectée depuis la Ré-
volution à l'église de Saint-Pierre-le-Vieux ne nous a pas
permis de retrouver le lieu précis de la sépulture des
illustres morts qui reposaient dans l'antique nef. Etait-
ce à droite ou à gauche du chœur qu'étaient placées les
chapelles des Bellièvre et des Laurencin? Les documents
que nous avons consultés ne le disent pas. Vainement
Ménestrier nous apprend que de son temps on y voyait
les épitaphes de ces deux familles (1). Depuis de longues
années, la pierre tombale du plus illustre des Bellièvre
fait partie de notre collection épigraphique. Quant aux
travaux de démolition, ils nous ont révélé peu de^chose.
Car lorsque ces jours derniers on a enlevé les dalles de
l'ancienne église, nous n'avons plus trouvé que deux épita-
phes relatives aux familles Rey et Dufournel avec deux
autres pierres tumulaires qui n'ont pu être mises encore
à la disposition du conservateur du Musée lapidaire et dont
il sera difficile de lire les inscriptions, tant elles ont été
effacées sous les pieds des fidèles et plus encore sous ceux
des ouvriers qui avaient transformé l'édifice en atelier,
lors de son aliénation en 1792.
   Il ne nous reste donc plus qu'à demander aux annales
du passé quelles furent l'origine et la grandeur de ces
familles dont le nom appartient à l'histoire de notre cité
et qui avaient cru trouver un asile éternel sous les voûtes
du vieux sanctuaire.


   (1) Ménestrier. Eloge histor. p. 60.



                                                    45