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3 r8 LE COLONEL COMBES qu'on l'espérait. Deux compagnies du 56 me de ligne, plu- sieurs brigades de la gendarmerie départementale étaient sous les armes. A 11 heures, la troupe de ligne accompagnait la députa- tion du régiment de Combes, le 47 me , à la chapelle ardente formée dans la maison de la belle-sœur du colonel, Mrae veuve Combes. Cette députation était composée de deux sous-officiers et d'un capitaine; celui-ci prit avec res- pect la boîte en plomb qui renfermait le cœur de Combes et se rendit à la mairie. Nous passerons outre aux détails de la cérémonie pour signaler les discours qui furent prononcés à cette cérémo- nie. M. Barthélémy, préfet de la Loire, prit le premier la parole en ces termes : « MESSIEURS, « Il appartient aux concitoyens du colonel Combes, à ceux qui ont sur moi l'avantage de l'avoir connu, de vous parler de ses qualités, de ses services militaires, de sa con- duite politique, en un mot de sa noble vie ; je me bornerai à vous faire part de quelques réflexions, de quelques sen- timents que m'a inspirés sa mort héroïque. « Une foule de grands capitaines, bien plus élevés en grade que le colonel, sont morts glorieusement au sein de la victoire. La France répète avec orgueil, les noms de Gaston de Foix, de Turenne, de Desaix, de Montebello ; comment-un simple colonel vient-il prendre place auprès de ces grandes figures historiques? C'est que son audace, son patriotisme ardent et l'énergie de sa volonté, lui ont donné assez de force pour triompher de la mort qu'il por- tait dans son sein; c'est qu'après avoir exposé, avec un ad-