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                     LE COLONEL COMBES                 '   249

 pension dirigée par M. Royer et située dans le faubourg du
 Roule. Elle fut transférée ensuite à l'hôtel de la Vaupalière,
 dans les Champs-Elysées.
    « J'ai conservé des relations amicales avec quelques-uns
 de mes condisciples de cette pension. M. le marquis Gaston
 d'Audiffret, sénateur, président de la Cour des Comptes, une
 des meilleures réputations d'honneur et de probité que nous
ayons en France, et son frère Florimond, longtemps direc-
teur de la dette inscrite, tous deux si éminemment distingués
dans la carrière des finances, et M. de Bourgoing dont le
jeune Paul a occupé longtemps avec honneur le poste
d'ambassadeur en Espagne, mais je ne fis pas un long
séjour dans cette institution, qui ne pouvait rivaliser avec
les deux grands établissements de ce genre, en vogue à
cette époque.
    « L'un avait pour chef M. Lemoine, et était situé dans
l'avenue des Champs-Elysées, au coin de la rue appelée
depuis rue de Berry. L'autre, sous la direction de
MM. Dubois et Loiseau, occupait deux beaux hôtels conti-
gus delà rue Plumet, dont les jardins réunis n'étaient sépa-
rés que par une grille du boulevard des Invalides. »
   Michel Combes et son frère Terwick furent placés
dans la pension Dubois et Loiseau où ils apprirent « la
danse, les armes et les exercices du corps. » Le futur offi-
cier paraît quelque part épris des attraits de l'épouse d'un
de ses directeurs, Mme Dubois, qu'il signale comme « une
des plus belles femmes de Paris » qui faisait admirablement
les honneurs ».
   Notre héros semblait avoir aussi un goût particulier pour
la danse. Loin de moi l'idée de vouloir l'en critiquer, car
il est aisé de comprendre que Michel Combes fut aimanté
par ce sport de salon, puisque « Mmes Récamier, Basta-