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                              DE LYON.                            291

cipale; k travers la série des phrases, la forme du style ;
puis, au moyen de cette analyse, arriver k connaître la
politique qui dirigeait l'empereur, le genre d'écrire qui lui
était propre.
    Après la monographie si .remarquable que M. Monfalcon
nous a donnée des Tables claudiennes, je ne puis avoir
l'intention de recomposer un travail qui n'est plus k faire ;
je me borne k prendre les choses où et comme les pose l'au-
teur des annales, je veux dire la réclamation faite par les
principaux d'entre les habitants de la Gaule chevelue d'avoir
dans Rome le droit de parvenir aux honneurs, jus. adipiscen-
dorum in Urbe honorum, et l'opposition violente que cette
demande devait rencontrer. C'est k cette opposition que
s'adresse l'empereur.
    Malheureusement, le discours des Tables n'est pas complet ;
mais l'extrait donné par Tacite peut suppléer k ce qui man-
que. Je recourrai k cet extrait toutes les fois qu'il me sem-
blera nécessaire au développement de la pensée impériale.
Néanmoins, il y a des parties où ce recours est impossible.
Ainsi, je ne trouve, dans les annales, rien qui puisse combler
 une lacune initiale des Tables, ou, pour mieux dire, de la
Table k deux colonnes que nous possédons, et qui est bien
 certainement la première. Il a dû exister deux Tables, c'est la
 seconde qui n'a pas été retrouvée. De la première Table
 même, il ne reste que lapartie inférieure (1); ce qui manque k la
 première partie de cette Table contenait,sans doute,l'exorde et
 tout le passage du discours relatif k l'exclusion des sénateurs
 italiens demandée par Claude en sa qualité de censeur. Car
 ce prince, dans la même séance du Sénat, mène de front deux
 propositions : l'exclusion des sénateurs nationaux indignes ,

  (1) Colonia, op. laud. sup., p. 236. — Monfalcon., Monog. de la Table
de Claude, p. 38 et 4 i .