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26fi              RÉPLIQUE DE M. L'ABBÉ ROUX

s'est écoulé entre mon compte-rendu et sa réponse, M. Bernard
à fait d'énormes progrès en épigraphie. Cependant comme cette
idée de M. Bernard ne me paraît pas suffisamment exposée, il
voudra bien me permettre de lui venir en aide, sauf à tirer une
conclusion différente de la sienne.
    Les mots sacerdolali et duumvirali sont deux qualificatifs expri-
mant un état passé. Ils ont leur analogue dans le vir consularis.
On devrait donc dire régulièrement vir sacerdotalis, vir duum-
viralis; mais dans les inscriptions dont il s'agit, la personnalité
reposant sur duumvir et sacerdos, il était inutile d'introduire le
mot vir dans le texte épigraphique. De même que vir consularis
indique un personnage qui a passé par les honneurs du consulat,
ainsi duumvir sacerdotalis indique un duumvir qui a passé par
les honneurs du sacerdoce, et réciproquement pour sacerdos
duumviralis. J'en conclus: 1° Que Sacerdotalis est le qualificatif
de duumvir représentant le moi vir et duumviralis de sacerdos
représentant aussi le mot vir sous-entendu. 2° Que M. de
Boissieu avait assez bien défini ces fonctions pour que M. Bernard
ait pu s'inspirer du savant lyonnais qui s'exprime en ces termes :
 « Le duumvir sacerdotalis peut être ou le magistrat qui ayant
 passé par les honneurs municipaux ( duumviralis ) a été élevé
 au sacerdoce (sacerdos); ou plutôt, le personnage qui dans le
 collège des prêtres ( sacerdotalis ) était investi d'une dignité
 et d'un pouvoir analogue à ceux des duuinvirs de la curie
 (duumvir).» (Inscriptions antiques etc., p. 156).
    J'abandonne bien volontiers les appariteurs amateurs aux
 mains de mon exécuteur, d'autant que ce terme n'était qu'une
 comparaison qu'il n'a pas comprise. J'ai semblé, par là, oublier
 que les fonctions d'appariteurs étaient des fonctions inférieures,
 officia minora, exercées seulement par des esclaves ou des affran-
 chis et par conséquent forcées
    Je peux donc dire aussi, que j'ai été induit en erreur, mais
 cette erreur, je ne la rejetterai pas sur autrui, et M. Bernard
 aura assez de loyauté pour m'en laisser la responsabilité, sans
 en rien attribuer à mon patron. Quoi qu'il en soit, je me fais
 encore le champion de libenter signifiant de plein gré. Je pose
 en principe : 1° que les six appariteurs de Lucanus peuvent
 être des esclaves ; rien ne démontre le contraire, puisque le
 sigle lib est en question : 2° que l'inscription de Lucanus est
 honorifique, tandis que celle de Perennis est funéraire. Or,
 dans une inscription honorifique, les appariteurs, êtres subor-
 donnés, tenaient à constater, qu'en honorant leur patron, ils
 avaient agi de leur plein gré, circonstance que le mot liberti
 n'aurait pas fait connaître. Dans une inscription funéraire, au
 contraire, les esclaves tenaient à constater un affranchissement
  que leur apportait souvent le testament de leur maître. On voit
  que si la probabilité est la même pour les deux opinions, il y a