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120               RÉPONSE A M. L'ABBÉ ROUX.
vulgariser ce type gracieux, qui donne une si haute idée de l'état
des arts dans notre pays avantla conquête romaine.




   M. Roux n'en dit qu'un mot, et c'est pour rappeler une inter-
prétation de l'inscription qui s'y trouve donnée par moi il y a
douze ans. « Aujourd'hui, dit-il, M. Bernard émet une opinion
« ( différente ), que nous ne contestons pas plus que nous ne
« contestons la probabilité de son interprétation du mot Arus,
« qui peut être un nom propre comme Lilavicus, Dumnorix. »
En vérité le lecteur n'a pas lieu d'être plus satisfait du fond que
delà forme de cette phrase, qui ne lui apprend rien du tout. Au
lieu de rappeler mon ancienne interprétation de l'inscription de
la médaille en question, M. Roux aurait dû dire ce qu'il pense de
mon interprétation actuelle, qui consiste à attribuer le nom à'Arus
à un chef ségusiave de l'époque de l'autonomie gauloise. Quant
à moi, je dois me croire très-heureux de son espèce d'adhésion
d'aujourd'hui, lorsque je songe à la façon dédaigneuse dont il avait
repoussé mon attribution de cette médaille aux Ségusiaves dans
ses Recherches, p. 70.
   Le second monument que j'ai fait connaître est un saumon de
plomb antique, conservé dans le musée d'Avignon. J'ai donné un
fac siniile (d'après un estampage) de l'inscription intéressante
qu'il porte, SEGVSIAVIC ( Segusiavi cuderunt). Je me suis efforcé
de prouver que ce saumon provenait de mines exploitées au nom
et au profit du peuple ségusiave. M. Roux n'en dit mot. Dois-je
prendre son silence pour une approbation, en vertu de ce pro-
verbe : « Qui ne dit rien consent? » Dans ce cas, je dois avouer
qu'il m'a souvent approuvé ; mais de cette manière seulement.
   Ayant retrouvé à Paris le poids antique de Feurs, qu'on croyait
perdu, je me suis empressé de donner le fac simile de l'inscrip-
tion qu'il porte, pour mettre fin aux discussions que l'incertitude