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HYGIÈNE DE L'OUVRIER. 59
but, si elle se contentait de former l'intelligence à son rôle
souverain, sans travailler, par des exercices exprès, à perfec-
tionner les organes qui lui servent de ministres ; elle ne rem-
plirait que la moitié de ses fonctions, si, uniquement occupée
de l'âme, elle ne faisait tous ses efforts pour lui assurer un corps
sain, des membres dispos, une santé vigoureuse. Or, de tels
biens s'acquièrent par une aération constamment surveillée,
par une alimentation bien entendue, par l'hygiène, en un
mot, non moins que par le travail et par la moralisation.
C'est en vertu de ces principes qui sont les siens, que la
Société d'Éducation a conservé un précieux souvenir des
lectures, dans lesquelles un honorable médecin, l'un de ses
anciens présidents (1), nous a fourni d'utiles lumières sur
les effets de chaque genre d'aliments, sur les conditions
nécessaires à l'accomplissement des fondions vitales, sur les
limites que nous devons marquer à l'usage de la gymnas-
tique. Plus récemment, la Société a accueilli avec une faveur
égale un ouvrage d'un de ses membres (2), purement médical,
il est vrai, mais propre à nous mettre au courant des progrès
de la science sur une branche capitale d'un sujet qui nous
importe 5 tous.
Moins exclusivement technique et par cela même plus
approprié encore à nos besoins, le traité d'hygiène, écrit par
M. le D r Fonterel, me semble avoir les mômes litres à l'in-
térêt de la Société d'Éducation : s'il s'agissait de l'apprécier
au point de vue scientifique, j'aurais attendu ou invoqué
l'opinion des juges spéciaux que nous comptons parmi nous:
mais peut-être eux-mêmes s'en fussent-ils rapportés aux
témoignages si favorables qu'a reçus cet ouvrage des auto-
rités les plus compétentes (3). Pour nous, c'est comme livre
(1) M. le docteur Pasquier.
(2) M. le docteur Renie, chirurgien-major désigné.
(3) Voir les articles de M, le docteur Sinas dans la Gazette hebdo-