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sailles, afin d'assister à la seconde assemblée des notables,
convoquée par le ministre Necker au sujet de la compo-
sition à donner aux prochains états généraux du royaume.
   « Il s'agissait, dit l'honnête et judicieux Beaulieu,
dans ses excellents Essais sur la Révolution de France,
de savoir si, pour la composition des états, on s'en tien-
drait aux anciens usages, et notamment à ceux de i6i4>
comme le voulaient les parlements, ou, si, conformé-
ment à quelques idées nouvelles, répandues dans divers
écrits, le tiers-état serait en nombre égal à celui des deux
premiers ordres réunis. La grande majorité des notables,
à l'exception du bureau, présidé par Monsieur, frère du
roi (1),furent d'avis, comme les parlements, qu'il fallait
s'en tenir aux anciens usages, et ne pas commencer le
bouleversement de la monarchie en frappant ses bases
les plus essentielles. »
   On sait que le conseil du r o i , dirigé par M. Necker,

ment de la Restauration eut assurément grand tort de débaptiser les ponts
à'Austerlitz et A'Una, à Paris, et de faire disparaître les insignes impériaux
et les bas-reliefs en marbre qui décoraient l'arc de triomphe de la place du
Carrousel. C'est également à torique le gouvernement de la révolution de
juillet a débaptisé le pont de Charles X , à Lyon , pour lui donner le nom
de pont de Lafayeite. Il faut laisser à chacun ce qui lui appartient. En
 1793 on eut la manie de changer les noms de tels ponts, de telles places,
de tels quais , de telles rues. La place Louis XV, à Paris , fut appelée place de
la Révolution, ensuite place de la Concorde. Sous la Restauration elle reprit
son premier nom ; elle doit le garder. L'histoire des villes et de leurs monu-
ments ne veut pas qu'on s'écarte de la maxime cuique suuvn. La première
Révolution a eu des torts; l'Empire a eu des torts; la Restauration a eu des
torts ; la Révolution de juillet a eu des torts : le bon sens public est intéressé
à en demander aujourd'hui la raisonnable réparation.
   (1) Le comte de Provence , depuis Louis XVIII, lequel alors ne prévoyait
pas sans doute le coupable abus qu'on ferait, l'année suivante , de ses libé-
rales intentions.