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7 actes de charité qui devaient servir de bases à la société qu'il méditait. En 1625 , les criminels , après avoir été pendus , étaient enterrés , par la main de l'exécuteur , dans les fossés de la place des Terreaux. Sur celte place, d'un aspect bien différent* alors de celui qu'elle offre à présent, se tenait, à cette époque, le marché des pourceaux. Ces animaux immondes, fouillant la terre, selon leur habitude, déterraient souvent des corps nus et parfois à demi-pourris. Outre le scandale causé par cette vue, il s'échappait de ces cadavres ainsi mis à découvert de pestilentielles exhalaisons qui pouvaient, dans le voisinage , compromettre la santé publique. Pernetti raconte lé même fait, mais il en place ailleurs la scène. D'après lui, Cœsar Laure, se promenant un jour avec un de ses amis , dans le faubourg de la Guillolière **, aurait vu des chiens se partager le corps d'un supplicié qui, suivant l'usage de ce temps, avait * L'Hôtel-de-Ville et le palais Saint-Pierre n'existaient pas encore. Le premier de ces monuments eut sa première pierre posée le S septembre 1646, et ne fut achevé qu'en 1655 ; il fut construit par Simon Maupin , voyer de la ville, sur le plan et les dessins , difc-on , de l'habile géomètre Gérard Desargues, né en 1593, mort en 1662 , et qui fut l'ami de Descartes. Mais tonte la gloire de ce bel édifice est restée à Simon Maupin qui l'a achevé. Le monastère des Dames de Saint-Pierre fut reconstruit, en 1667, sur les des- sins de la Valiînière , gentilhomme avignonnais , et architecte du roi. **D'après plusieurs litres, I'étymologie de la Guillotière vient d'une grange du nom de Grillot, son propriétaire, etsituée, dans le XIVe siècle, au pied du pont, et très-fréquentée , les jours de fête , par les promeneurs lyonnais. La grange de Grillot fit perdre , peu à peu , à ce faubourg , bien inférieur