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DE LA VISITE DU CARDINAL DE MARQ.UEMONT I99 ro'mpues. Les fondz baptismaux ne ferment à clef, le cime- tière n'est cloz. Le couvent du prieuré et les maisons et bastiments d'iceluy sont aussy fort mal en ordre et en danger de ruine une partie estant desjà tombée ». Le lendemain, qui était un dimanche, Monseigneur officie pontificalement à Notre-Dame, il donne la com- munion pendant une heure, après avoir fait une petite exhortation d'une demi-heure devant le grand autel « pour exciter le peuple à la dévotion et à servir Dieu ayant prins nostre texte sur l'Evangile et en outre avons exorté à l'amour de Dieu qui est l'âme de la dévotion ». On reconnaît bien là l'ami de François de Sales dont le texte préféré de tous ses sermons était celui-là . Il y confirme encore pendant plus de trois heures après l'audition des vêpres. Dans la description sommaire qu'il fait de l'église il indique de vingt-quatre à vingt-cinq autels dont il ne donne malheureusement pas les vocables. Il n'y avait pas de fonts baptismaux mais un cimetière qui touchait l'église. Le Chapitre était composé d'un doyen et de onze chanoines, le bénéfice du douzième ayant été employé à l'entretien de quatre clergeons et d'un maître pour les instruire. La pro- vision et l'entière disposition du Chapitre appartenaient au roi, le Chapitre étant de fondation royale. Les chanoines étaient tous logés dans le cloître qui était fort beau ; Mon- seigneur confirme leurs privilèges. Les offices se chantaient à haute voix comme à la Primatiale de Saint-Jean ; on disait de plus l'office de Notre-Dame et trois grand'messes tous les jours. Il y avait vingt-quatre prébendiers ou habi- tués et environ soixante chapelains non habitués. Le lendemain, Monseigneur va à Saint-Thomas-les- Nonnains et confirme les quatre religieuses et le peuple qui