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               LOUIS-ANTOINE-HONORÉ BEUF                  155

construction avancèrent rapidement. Recevant du préfet,
le 18 août, une allocation de 800 francs, le maire l'en
remercie et l'assure que ses administrés ont affirmé par des
cris enthousiastes de vive le Roi leur reconnaissance pour
cette libéralité.
   Enfin, le 4 mai de Tannée suivante, le juge de paix de
Neuville se transporte à Curis pour ouvrir l'enquête légale
relative à la translation du culte de l'ancienne église dans
la nouvelle.

   Toujours fidèle aux convictions royalistes puisées dans
les traditions de sa famille, M. Beuf saisit avec empres-
sement toute occasion d'affirmer son attachement à la
dynastie régnante.
   A une lettre du préfet, le maire de Curis et ses adjoints
répondent — 25 janvier 1822 — qu'ils ont l'honneur de
déposer, entre ses mains, « l'expression de leur amour et de
« leur dévouement pour l'auguste Maison de Bourbon.
« .. .Nous nous fortifierons encore, — ajoutent-ils, — dans
« ces sentiments de royalisme et d'amour de la patrie qui
« doivent animer les sujets du Roi de France. »

   Parfois il se défie de lui-même et, son excessive modestie
s'exagérant les difficultés, il a recours au préfet, son supé-
rieur hiérarchique, et réclame ses conseils avec une insis-
tance qui ferait volontiers sourire.
   Une autorisation demandée pour l'ouverture d'un
cabaret donne lieu à une de ces situations où M. Beuf,
sentant s'éveiller les scrupules de son âme délicate, croit
devoir faire appel aux lumières de son chef.
   En une longue missive, il expose au premier magistrat
du département la question, avec les considérations d'ordre