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DE NOTRE HISTOIRE MILITAIRE 127 la pétition qui demande la réunion de l'Algérie à la France, étaient pendant cinq minutes seulement à Kara-Mustapha, je leur ferais voir de cette belle position la moitié de la province d'Alger, et ils compteraient les établissements agricoles, à la garde desquels quatorze mille hommes sont employés : ils sont au nomb re de quatre, dont trois aban- donnés depuis quelques mois. » Au commencement de 1839, le Maréchal Valée voulut ouvrir une route directe entre Alger et Constantine et donna l'ordre au général de Galbois de se porter sur Sétif, pendant que lui-même, parti d'Alger, marcherait contre le fort de Hamza sur l'Oued-Sahel. Le mauvais temps empê- cha le succès de cette opération. Elle fut reprise par l'expédition des Portes de fer, octobre- novembre 1839. « Nous arrivons de notre expédition, écri t le capitaine Forey, que le Prince (le duc d'Orléans) a appelée à juste titre mémorable... Partis de Milah, où était le rendez-vous des troupes expéditionnaires, nous avons été jusqu'à Sétil, en passant par les camps intermédiaires qui sont autant d'hôpitaux sans médecin, où nos malheureux soldats meurent autant de fièvre que de nostalgie. De Sétif, nous nous sommes dirigés sur Bougie. Une colonne devait partir de cette ville pour venir à notre rencontre. Tels étaient les bruits que le Maréchal avait laissés se répandre, afin de tromper l'ennemi. Tout l£ monde l'a été, en effet, et arrivés à la hauteur de Zamora, petite ville avec garnison turque indépendante, que nous pensions enlever en passant, nous avons tourné vers les Portes de fer, que nous avons franchies sans obstacle, le 27 octobre dans la matinée. Je ne me chargerai pas, mon général, de vous donner une idée de ce passage, qu'aucune armée européenne n'avait encore osé franchir. Tout ce que l'on en pourrait dire resterait bien