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8 UN PORTRAIT INEDIT Le couvent de la Guiche(i) fut fondé le 20 septembre 1607 par haute et puissante dame, Madame Antoinette de Daillon, veuve de haut et puissant seigneur messire Philibsrt de la Guiche, en son vivant chevalier des ordres du roi, gouver- neur et lieutenant général pour Sa Majesté en la ville de Lyon, pays de Lyonnais, Forez et Beaujolais, seigneur de la Guiche, Chaumont et autres lieux. Il fut d'abord affecté à des franciscains, mais ceux-ci ne daig nant pas s'accommoder des conditions cependant très larges de la fondatrice, quit- tèrent le couvent peu de temps après. Les minimes y furent appelés, et en prirent possession en 1614. Cette fondation fut ratifiée par le chapitre provincial de Lyon, le 30 septembre ié C4. Henriette de la Guiche, fille de Antoinette de Daillon et de Philibert de la Guiche, conti- nua les pieuses libéralités de sa mère pour le couvent des minimes. Son mari, Louis de Valois, duc d'Angoulême, légua aux religieux, par son testament du 24 janvier 1651, une somme de six mille livres et sa bibliothèque. D'où provenait cette collection, avait-elle été acquise par son dernier possesseur ? Était-elle depuis longtemps dans la famille ? Jusqu'à présent aucune recherche n'est venue éçlaircir cette question d'origine. La bibliothèque de la Guiche se composait de plusieurs milliers de volumes imprimés et de manuscrits des treizième, quatorzième et quinzième siècles, remarquablement enlu- minés. Un inventaire, dressé en 1740, mentionne avec la dépendait avant la Révolution de la paroisse de Champvent (aujourd'hui simple hameau) du diocèse d'Autun et du bailliage de Mâcon. (1) Voir : Les Manuscrits des Minimes de la Guiche conservés aux archives départementales de Saâne-et-Loire, par Armand Benêt, in Mémoires de la Société Eduenne, nouvelle série, tom XII, 1883.