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DE L'ACADÉMIE DE LYON. 315
une peinture de dessus un panneau vermoulu ou une toile
usée pour la transporter sur un nouveau panneau ou sur
une toile neuve. L'autre médaille a été décernée a M. Louis
Perrin, notre célèbre imprimeur qui a porté si loin la perfec-
tion de l'art typographique, que les journaux de la capitale
proclament qu'aucun imprimeur de Paris ne peut être placé
a côté de lui, et que s'il eût exposé ses magnifiques carac-
tères augustaux, le prix de la typographie n'eût pas été donné
a l'Autriche.
Ainsi, Messieurs, vous encouragez tous les travaux, vous
appelez à vous les forces de toutes les intelligences ; leur
concours ne peut manquer de vous être assuré et votre
appel d'être entendu, car il part d'une Compagnie qui se
compose d'hommes voués a toutes les études qu'exigent
les sciences d'application, ou qui réunissent toutes les con-
naissances qui se rattachent aux arts libéraux. Aussi les di-
verses classes de l'Institut sont représentées parmi vous
par des membres titulaires ou par des Correspondants. Tout
récemment deux de vos membres ont reçu de ce corps
savant, le premier de l'Europe, des mentions honorables,
dignes récompenses de leurs travaux. Un autre a vu la croix
d'honneur briller sur sa poitrine, d'autres décorations étran-
gères viennent souvent témoigner que votre renommée ne
connaît point de frontières, votre Académie justifie ainsi
tous les jours l'opinion publique qui la proclame la seconde
de France.
Je vous ai entretenu de vos succès, de vos honneurs,
de vos gloires, pourquoi faut-il que je vous attriste en vous
rappelant les pertes que vous avez faites.
L'année qui vient de finir a été désastreuse pour nous,
elle nous a enlevé trois de nos Collaborateurs les plus dis-
tingués. L'un de vos plus anciens membres émérites, M. le
professeur Seringe est mort plein de jours, emportant tous