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,1>E L'ACADÉMIE 1)E LYON. HOS
est la conséquence. Les applaudissements qui suivirent cet
exposé retentissent encore dans vos oreilles.
Ajournons ces lugubres souvenirs et poursuivons notre
tâche en appelant votre attention sur des horizons plus
sereins.
La poésie a souvent répandu sur vos séances son charme
attrayant ; tous ses genres divers ont trouvé parmi vous de
dignes interprètes. Vos souvenirs classiques heureusement
évoqués ont vu la belle poésie grecque et le mâle génie de
Sophocle revivre tout entiers dans la langue française et
dans les beaux vers de M. Gunet. Les tragédies d'OEdipe-
Roi et de Promélhèe ont donné a plusieurs de vos réunions
un puissant intérêt qui se double encore a la lecture de ces
œuvres par l'heureuse harmonie des vers et la fidélité de
la traduction.
Un autre poète, honneur de notre cité qui, il faut en
convenir, ne produit qu'a de longs intervalles des hommes
se vouant tout entiers au commerce des muses, M. Victor
de Laprade a détaché en votre faveur une feuille de sa cou-
ronne poétique. Vous avez applaudi avec enthousiasme le
nouvel élu de l'Académie française dans cette belle pièce
de vers dédiée a la jeunesse, et dans laquelle, après lui
avoir donné un si noble exemple, il adresse a la génération
qui vient après lui des conseils dictés par une expérience
laborieusement acquise et glorieusement récompensée.
L'auteur de l'Eloge en vers de Jacquard, éloge qui a ou-
vert à M. Tisseur les portes de votre Académie, vous a fait
entendre plusieurs poésies, de celles que l'on appelle a tort
fugitives, puisqu'elles restent dans la mémoire ; la grâce et
le sentiment dont elles étaient empreintes vous ont fait dé-
sirer que notre nouveau confrère vous fît part plus sou-
vent du contenu de son riche portefeuille.
Un de nos concitoyens, qui par sa première production
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