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DE L'ACADÉMIE DE LYON. 303 lui ont démontré que ces phénomènes ont trop peu de durée, que l'ombre projetée par la lune sur la terre a trop peu d'étendue et se déplace trop rapidement pour donner lieu a la production de courants atmosphériques, l'opinion contraire pourrait plutôt être soutenue et les faits ne man- queraient pas pour l'appuyer victorieusement. Vous avez dû a la plume du même confrère un autre travail sur l'hydrographie souterraine dont les merveilleuses dispositions font l'admiration des touristes, mais qui méri- tent surtout l'attention des hommes de science. La publica- tion de ce mémoire m'interdit de vous en entretenir avec plus de détail, je dois me borner h vous signaler les obser- vations qui ont suivi les applaudissements que sa lecture a provoqués au sein de l'Académie. M. Tisserant a mentionné un fait de dérangement opéré dans le cours souterrain des eaux, sans mouvement appa- rent du sol, dans une prairie des environs de Limonest, jadis imprégnée d'une humidité surabondante. Cette prairie avait été drainée, l'opération donnait des résultats satisfai- sants , mais depuis peu l'eau a cessé de couler par les tuyaux du drainage, même après les pluies les plus abondantes, et rien de visible n'est venu donner la clé de ce déplacement dans la direction d3s eaux. M. Duport-Saint-Clair vous a rapporté un fait analogue mais plus grandiose observé en Amérique. Les mines ex- ploitées par les descendants de Fernand Cortès contenant des minerais a traiter pour la fusion , exigeaient des ma- chines soufflantes ; une usine fut établie a cet effet sur les bords d'une rivière considérable ; mais, il y a un siècle a peu près, cette rivière disparut pour se montrer a un kilo- mètre plus loin et a un niveau moins élevé, ce qui causa a ce district un préjudice dont il n'a pu se relever depuis. Il est a remarquer, ce qui conduit a expliquer peut-être ce